Polyhandicap et physiothérapie : mon expérience à Clair Bois

Par Chrystian Racchumick Geiger
Chrystian Racchumick Geiger

Par Chrystian Racchumick Geiger, physiothérapeute à Vernier – Le Lignon.


Dans le journal Éclairages de la Fondation Clair Bois, j’ai eu l’occasion de présenter mon travail de physiothérapeute auprès des résidents. Cette interview, intitulée « Apporter du soutien et du confort », met en lumière une dimension essentielle de mon métier : accompagner une personne dans sa vie quotidienne, en tenant compte de ses besoins et de son environnement.


Je souhaite ici prolonger cette réflexion autour du polyhandicap, de la place des familles et des proches aidants, et du travail entre professionnels.


Créer une relation avant de proposer un exercice


Diplômé de la Haute École de Santé de Genève en 2020, j’ai découvert le polyhandicap au début de mon parcours professionnel. Cette expérience m’a appris à prendre le temps d’observer, d’écouter et de construire une relation de confiance. Une séance commence aussi par la rencontre : la manière dont la personne accueille ma présence, exprime son accord ou manifeste un inconfort guide mon approche.


Confort, mobilité, positionnement et participation


Dans l’accompagnement du polyhandicap et des troubles neurologiques, les objectifs se définissent individuellement. Ils peuvent concerner le confort, la mobilité disponible, la recherche d’une position mieux tolérée ou la participation à une activité du quotidien. Ils se discutent avec la personne et, selon ses besoins, avec ses proches et les professionnels qui l’accompagnent.


Ce qui compte doit rester concret : être mieux installé pour un moment partagé, participer davantage à un mouvement ou aborder une activité avec plus d’aisance. L’objectif pertinent est celui qui a du sens dans la vie de la personne, même lorsque le changement paraît discret.


Adapter chaque séance à la personne et à sa journée


Dans l’interview, j’explique que les séances évoluent selon la disponibilité du résident. La fatigue, l’humeur ou la tolérance du jour peuvent conduire à modifier l’activité prévue. Il faut savoir ajuster le rythme, proposer une autre approche ou laisser davantage de place aux pauses. Le programme donne une direction ; il ne remplace jamais l’attention portée à la personne.


Les familles et les proches aidants : des partenaires essentiels


Les familles et les proches aidants connaissent souvent des habitudes, des préférences et des façons de communiquer qui ne sont pas immédiatement visibles lors d’une consultation. Leurs observations aident à mieux comprendre ce qui est habituel, ce qui a changé et ce qui mérite d’être discuté.


Leur place doit se construire dans le respect des souhaits de la personne, de ses possibilités de communication et de la confidentialité. Il est utile de demander ce qui compte pour chacun, quelles difficultés reviennent à la maison et quels conseils seraient réellement applicables.


Accompagner les proches, c’est aussi tenir compte de leur fatigue et de leurs contraintes. Un programme à domicile doit rester réaliste. L’idée n’est pas de transformer un parent ou un proche en thérapeute, mais de convenir ensemble de repères simples, adaptés et réévalués au fil du suivi.


Travailler avec les autres professionnels


À Clair Bois, je décris dans l’interview les échanges avec les référents et le médecin autour de l’évolution du résident. Cette coordination rappelle que chaque intervenant apporte un regard complémentaire. Les informations utiles sur le confort, les activités et les difficultés rencontrées contribuent à une prise en charge cohérente.


Avec l’accord de la personne et dans le cadre du suivi, le dialogue avec les médecins, les équipes éducatives, les soignants et les autres thérapeutes permet de partager les objectifs et de clarifier le rôle de chacun.


Ce que cette expérience apporte à ma pratique à Vernier


Au cabinet A Bras Ouverts – Physiothérapie, au Lignon, comme à domicile, je garde cette attention à la relation, au contexte de vie et aux objectifs personnels. Mon expérience auprès de personnes en situation de polyhandicap nourrit ma manière d’accompagner les patients présentant des troubles neurologiques : prendre le temps de comprendre, adapter les propositions et avancer avec les personnes concernées.


Vous pouvez découvrir mon parcours et mes domaines d’activité ou consulter notre page sur la physiothérapie à domicile à Vernier et au Lignon.


Lire l’interview originale


« Apporter du soutien et du confort », interview de Chrystian Racchumick, journal Éclairages n°5, hiver 2024, pages 8–9, Fondation Clair Bois. Cet article propose une réflexion personnelle dans son prolongement ; il ne reproduit pas l’interview.


Lire l’interview dans le journal de la Fondation Clair Bois.


Échanger sur une prise en charge


Vous recherchez un accompagnement en physiothérapie neurologique ou dans le contexte du polyhandicap à Vernier – Le Lignon ? Contactez notre équipe pour discuter des besoins, des objectifs et des possibilités de suivi au cabinet ou à domicile.


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